Je n'ai absolument pas d'avis tranché concernant la culpabilité ou non de DSK. J'y crois autant que je n'y crois pas. D'un côté les accusations semblent tout à fait crédibles, et de l'autre, on se dit que pour les adversaires du socialiste, et ils sont nombreux, cela tombe à point nommé. Depuis que j'ai appris que la CIA voulait faire croire que Saddam Hussein était gay en tournant des fausses sex-tapes avec un sosie (si si je vous jure, c'est ici), je me dis que tout est possible. Mais l'agression sexuelle aussi est possible, et on ne peut pas forcément dire que les éléments plaident en la faveur du DSK.
Bref, je n'en sais rien, et j'attends donc que la police et la justice fassent leur travail avant d'émettre le moindre jugement. Mais s'il faut rappeler que la présomption d'innocence est un pilier de la justice dans un pays démocratique, je suis horrifiée par le traitement sexiste de cette affaires par les médias. Si rien ne dit pour l'heure que le président du FMI est coupable, rien ne dit non plus que la femme de chambre n'est pas une victime réelle. Et ça, désolée, mais on ne l'entend pas beaucoup.
Entre l'autre blaireau de Jack Lang qui déclare dans le 20h de France 2 qu'il n'y a "pas mort d'homme" (on attend donc les déclarations de Lang après qu'il aura subi une fellation forcée avec séquestration et agression sexuelle pour voir s'il est aussi détendu), Nicolas Demorand qui ne peut s'empêcher de souligner dans son édito de Libé que la juge est une femme (sous-entendu du coup elle sera moins clémente hein parce que les femmes ça peut pas être impartiale évidement dès qu'il s'agit de trucs sexuels, contrairement aux hommes qui eux le sont tout le temps), RMC qui s'étonne parce que la femme de chambre ne serait pas séduisante (car, et Berlusconi est d'accord, il n'y a que les mannequins qui se font violer - 75 000 mannequins par an en France, on est vraiment trop des bonnasses dans ce pays) ou encore l'inénarrable BHL qui dans une tribune à gerber se demande pourquoi Tristane Banon, autre victime potentielle de DSK, aurait gardé le silence pendant 8 ans (et connard, tu crois que c'est facile d'en parler ? - ce qu'elle a en plus fait en 2007 ? T'as jamais entendu parler de victimes qui ont tellement honte qu'elles portent plainte des années après ? ), je suis effarée du peu de cas que les journalistes font de la victime potentielle, mais aussi de ce que cela implique quant à leur façon de considérer les violences faites aux femmes de manière générale.
Suis complétement d'accord avec toi!
RépondreSupprimerMerci !!!
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